Les experts du secteur routier sont réunis à Yamoussoukro depuis le jeudi 14 mai 2026. Pendant trois jours, ils passent en revue l’état du réseau routier ivoirien entre 2023 et 2025. L’objectif est aussi de préparer les grands projets prévus dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Plus de 82 000 kilomètres de routes à gérer
Selon le ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier, la Côte d’Ivoire dispose aujourd’hui de plus de 82 000 kilomètres de routes.
Parmi elles, environ 9 000 kilomètres sont revêtus. Mais l’entretien et la modernisation du réseau restent un défi majeur.
En ouvrant les travaux, le ministre Hien Sié Yacouba a insisté sur la nécessité d’adapter les infrastructures aux ambitions économiques du pays.
Le PND 2026-2030 au cœur des échanges
Le futur Plan national de développement prévoit plusieurs projets structurants pour le secteur routier.
Le ministre appelle les différents acteurs à travailler en synergie.
Une action commune qui permettrait d’améliorer durablement la mobilité et répondre aux attentes des populations.
Cet atelier doit aussi permettre d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain. Les participants vont notamment examiner les contraintes techniques, financières et organisationnelles.
Réhabilitation de routes et désenclavement de localités
Le gouvernement met en avant plusieurs avancées enregistrées ces dernières années.
En effet, entre 2023 et 2025, les autorités ont réhabilité plusieurs axes routiers. Elles ont également désenclavé plusieurs localités.
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Les équipes ont réalisé ces travaux dans le cadre du Programme d’entretien routier (PER). Le Fonds d’entretien routier (FER) finance le dispositif.
Par ailleurs, l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE) et la Direction générale des infrastructures routières (DGIR) pilotent les opérations.
Changement climatique et trafic : les nouveaux défis
Malgré ces progrès, les autorités reconnaissent que les défis restent importants.
Le changement climatique fragilise de nombreuses infrastructures. L’augmentation du trafic routier accentue aussi la pression sur les axes existants.
À cela s’ajoutent les contraintes budgétaires. Face à cette situation, le ministre souhaite renforcer le suivi technique des travaux.
Il plaide aussi pour davantage d’innovation dans les méthodes d’entretien routier.
Ceci afin de construire un réseau routier plus moderne, plus durable et mieux adapté aux réalités du pays.
Eirena Etté















